Les enfants c’est bien, mais ça reste concentré 20 minutes et ça fonctionne avec des piles. Pour les occuper le temps de vos prochaines balades avec eux, découvrez notre Top 10 des choses à leur apprendre.

1. Reconnaître les arbres

 

Profiter d’une promenade en forêt, c’est d’abord l’occasion de réveiller les sens de votre enfant, la vue et le toucher en tête, mais c’est aussi un moment propice au développement de son vocabulaire. Nervures, bourgeons, pétiole ou foliole, la nature nous plonge dans un monde de poésie. Lui faire comprendre la richesse de nos bois, c’est enfin le point de départ d’une prise de conscience sur la précarité de cet écosystème, lieu de vie des animaux, et poumons de notre planète.


Pour aller plus loin, il existe des applications pour votre smartphone, comme “Clés de forêt” (disponible pour iOS et pour Android), qui vous serviront d’encyclopédie portable en toutes occasions.

 

2. Fabriquer un petit bateau en bois

 

La Haute Bretagne est riche de forêts et de bois, mais aussi de rivières, de plans d’eau et de cours d’eau qui les traversent. C’est la recette parfaite pour vous lancer dans la construction d’un petit bateau 100 % naturel ! Avouez-le, aujourd’hui encore, vous aimez voir votre frêle embarcation défier les tumultes du ruisseau dans lequel vous l’avez jetée.

Bateaux miniatures en bois
Pour cette madeleine de Proust, rien de plus simple, moussaillon ! Il vous faudra :

  • un morceau d’écorce d’environ 10 à 15 cm de long sur 4 à 6 cm de large,
  • un bout de bois d’environ 12 à 15 cm de haut, d’un diamètre ne dépassant pas un sixième de la largeur de votre écorce,
  • une large feuille d’arbre.

Pas besoin de vous faire un plan : enfoncez votre mât dans l’écorce (vous pouvez utiliser un couteau suisse pour cela). Votre bout de bois peut légèrement dépasser sous la coque, cela fera office de quille. Puis pliez votre feuille en U pour l’enfiler sur le mât, de façon qu’elle se retrouve percée en haut et en bas et se déploie sur la hauteur du mât.

 

Et voilà !

 

3. Trouver des choses comestibles en forêt

 

N’est pas Bear Grills qui veut ! (Mais si, vous savez, l’ancien des Forces Spéciales américaines qui s’amuse à survivre dans des conditions extrêmes partout dans le monde). Sûr que vous aurez du mal à connaître les 300 000 espèces de plantes qu’on trouve à travers le monde, mais avec un minimum de connaissances, vous pourrez déjà éviter quelques désagréments.

 

Voici quelques règles de base quand on décide de consommer un produit de la nature :

  • Mâchez d’abord un petit morceau. Si le goût est amer ou désagréable, n’en mangez pas. Si l’humanité a survécu jusqu’ici, c’est en partie parce que le corps est ainsi fait qu’il nous prévient d’un danger. Les papilles gustatives qui reconnaissent le goût amer sont notamment là pour nous alerter.
  • Si vous n’êtes pas encore sûr, faites cuire la plante ou le fruit cueilli afin d’en éliminer les éléments toxiques.
  • Ne goûtez pas les plantes au jus laiteux.
  • Ne consommez que les baies qui vous sont familières.
  • Ne touchez pas aux champignons, à moins d’être certain de les connaître. Un champignon présentant une volve (sorte de sac à la base du champignon), un anneau blanc et des lamelles blanches, est à priori mortel. Ceux qui contiennent un jus blanc ou laiteux, lorsque vous les cassez ou les broyez, sont non comestibles.
4. Comment lire une carte ?

 

Pour les plus jeunes, entre 3 et 5 ans, on peut déjà commencer à repérer des éléments sur une carte. Cette pratique participe au développement de leurs facultés d’abstraction et de leurs compétences spatiales. A partir de 6 ans, vous pouvez commencer à utiliser les cartes IGN au 1/25 000. Pour commencer, on peut repérer les pictogrammes (églises, parcs, etc), puis les zones colorées (forêts, plans d’eau). Revenez régulièrement aux légendes de votre document. Ensuite vient la compréhension des distances. A ce stade, il est important de faire comprendre les notions d’échelles puis de relief. Enfin, l’enfant devra s’habituer à orienter la carte par rapport à sa position.

 

5. Comment utiliser une boussole ?

Elément indissociable de la panoplie du pirate, la boussole est un objet que les enfants adorent prendre en main. En Haute Bretagne, le geocaching vous permettra d’associer boussole et chasse aux trésors  pour leur plus grand plaisir.

 

Idéalement, commencez par expliquer le principe de fonctionnement de l’outil qui réagit aux pôles géomagnétiques de la Terre et à son champ magnétique. Laissez-les tourner sur eux-mêmes pour constater que l’aiguille pointe toujours vers le nord, et donnez-leur une carte en leur montrant votre position et votre destination. De là, après leur avoir expliqué le principe de la rose des vents et des points cardinaux, il est temps de vous laisser guider.

 

6. Remarquer des traces d'animaux

 

Il est très difficile de repérer des empreintes d’animaux en balade. En effet, pour laisser une trace, il faut déjà un sol meuble. Ensuite, les animaux sont prudents et évitent les lieux fréquentés par l’Homme. Toutefois, avec un peu d’exercice et beaucoup de curiosité, on peut avoir la chance de jouer à l’enquêteur.

 

Pour briller devant vos chérubins qui viennent de découvrir une trace de “pas”, vous pouvez assez facilement tirer de grandes conclusions :

  • Les digitigrades marchent sur leurs doigts et leur plante, ce sont généralement des carnivores ou des canidés, comme le renard, le chien ou le loup. On les reconnait par la présence des pelotes qui trahissent les coussinets qu’ils ont sous les pattes mais aussi par l’apparition de griffes.
  • Les plantigrades sont souvent des insectivores comme le hérisson ou des rongeurs comme le mulot. Ils marchent le pied ou la main entièrement posée au sol et laissent une empreinte ouverte.
  • Les ongulés enfin, dont la vache, le mouton ou le cheval (parfois un cerf ou un sanglier) déposent une empreinte très caractéristique avec un nombre de doigts limité.

Si vous désespérez de trouver des empreintes, vous aurez plus de chance avec les “traces” et indices laissés par les animaux : déjections, restes de repas, branches mordillées, habitations… mais aussi les frottis de chevreuils qui marquent leur territoire, ou les grattages au sol.

 

En chasse !

 

7. Jouer avec ce qu'on trouve sur le chemin

 

Chasse aux Pokémons, FingerSpinner, et Cartes Star Wars à collectionner, peut-être aimeriez-vous apprendre à vos enfants à se contenter de ce qu’ils trouvent autour d’eux. Prétextez une panne de batterie du smartphone, et dégainez vos premières idées !


Le jeu des 3 cailloux : ce jeu se joue qu’on soit 2, 3 ou 15 joueurs. Chacun s’empare de 3 petits cailloux, ou des glands, ou toute autre chose que vous trouverez du moment qu’ils tiennent dans une seule main poing fermé. A chaque tour, chacun décide de placer secrètement dans son poing zéro, un, deux ou trois cailloux. Chacun à son tour, les joueurs doivent annoncer combien il y aura de cailloux au total quand toutes les mains seront ouvertes. Un joueur n’a pas le droit d’annoncer un chiffre déjà choisi. Tout le monde dévoile ensuite simultanément le contenu de sa main. Celui qui est tombé juste a le droit de jeter un de ses cailloux. Le gagnant est celui qui se débarrasse de tous ses cailloux en premier.


Il existe une infinité de jeux de ce type. Pensez aussi à tous les jeux que vous pouvez tracer au sol, comme le morpion par exemple.

8. Le respect de la nature

 

Quoi de mieux qu’une balade sur les sentiers pour rappeler à vos enfants l’importance de notre relation avec la nature ? En préparant votre sortie, pensez à emporter avec vous un sac poubelle ou un sac réutilisable pour collecter les déchets que vous croiserez sur le chemin. De plus en plus de sites proposent des bacs à déchets dans lesquels les citoyens les plus responsables viennent déposer les détritus qu’ils auraient ramassés.

 

Interrogez vos enfants sur le temps qu’il faut à la nature pour dégrader des produits courants :

  • un mouchoir en papier : 3 mois,
  • un journal : 3 à 12 mois,
  • un mégot de cigarette : 1 à 2 ans,
  • un chewing gum : 5 ans,
  • une boite de conserve : 5 à 10 ans,
  • un sac plastique : 450 ans.

 

9. Comment retrouver son chemin sans carte ni boussole ?

 

Partons du principe que vous n’emmènerez pas vos enfants au milieu d’une forêt inamicale au milieu de la nuit. Oublions donc les étoiles. Quant à la mousse sur les arbres, en fonction de l’endroit où vous vous trouvez, il y a fort à parier qu’elles ne vous seront pas d’une grande aide.

 

Un système simple et ludique pour les enfants est la méthode de l’ombre projetée :

  • Fichez en terre un bâton (plus il sera long, plus vite il vous donnera l’information recherchée).
  • Placez un caillou à la pointe de l’ombre projetée. Attendez environ 15 minutes que l’ombre se soit déplacée et posez un second caillou à l’extrémité de cette ombre.
  • Tracez un trait entre ces deux points. Vous avez maintenant la direction Est-Ouest. L’Ouest étant dirigé vers la première marque.
  • Si vous tracez une droite perpendiculaire à ce trait, vous aurez alors la direction Nord-Sud. Et avec ces deux informations, une idée assez précise de toutes les directions.
10. Un peu d'histoire ?

 

Et si on ajoutait une tranche de culture dans notre top ?

 

Une sortie en Bretagne est toujours l’occasion de raconter une histoire. Les corsaires et l’histoire militaire de la côte, les mythes et légendes à l’intérieur des terres, le passé celtique ou médiéval de nos cités..., l’Ille-et-Vilaine regorge d’histoires en tous genres. Avec un minimum de recherches, vous trouverez sur internet et dans les bibliothèques des récits passionnants qui rendront vos balades enthousiasmantes pour toute la famille.