Découvrez avec nous 10 mythes en Ille-et-Vilaine qui ont traversé les âges

Terre de légendes, la Haute Bretagne regorge de mythes qui ont façonné son histoire. Suivez-le guide de la carte "Contes d'Ille-et-Vilaine".

 

Entre les récits de marins et les contes de Brocéliande, (re)découvrez avec nous 10 mythes qui ont traversé les âges.

1 - “Le Camp” de Guipel

 

L’actuel canal d’Ille-et-Rance, dont la construction a débuté en 1804, aurait été creusé dans sa partie haute, vers Hédé, par des Anglais et des Espagnols. Plus de mille hommes avaient ainsi établi un campement permanent dans une prairie de Guipel qui porte encore aujourd’hui le nom de “Le Camp”.


L’histoire raconte que l’Empereur, lassé d’envoyer toujours plus d’argent pour ce projet, dit un jour : « Il paraît que les gens de Guipel pavent mon canal de pièces de 6 francs ».


Pour vous en assurer, rendez-vous au départ d’une balade entre bief et bocage !

 

2 - Le bourg perdu du Vivier-sur-Mer

 

Au nord du Vivier se trouvait autrefois le bourg de Saint-Nicolas-de-Bourgneuf. Celui-ci aurait disparu entre le XIVe et le XVIIe siècle. A marée basse, dit-on, on put voir, longtemps après, les ruines de ce bourg dans les sédiments de sable et de vase.

 

3 - La Roche aux Fées

 

Dolmen vieux de plus de 2 500 ans, la Roche aux Fées est une allée couverte composée de plus de quarante roches cumulant près de 500 tonnes de pierre. Incroyable donc que son édification soit attribuée au peuple des fées ! Les petites habitantes de la région d’Essé auraient construit ce monument pour prouver leur existence aux hommes et en faire leur demeure. Et en une seule nuit s’il vous plaît ! Plusieurs autres pierres aux alentours auraient été abandonnées par des fées bâtisseuses averties de l’achèvement des travaux alors qu’elles étaient en train de les transporter.

On dit aussi que les futurs mariés doivent faire le tour de l’édifice et compter les pierres chacun de leur côté une nuit de pleine lune. S’ils parviennent au même résultat, leur mariage sera durable.

 

4 - Les ânes de Rigourdaine

 

Certaines traditions racontent qu’autrefois la Rance était un modeste cours d’eau et que les ânes de Rigourdaine la traversaient facilement pour venir brouter les verts pâturages et les vignes du monastère de Saint-Suliac.

Irrité de voir ces bêtes saccager son travail et son domaine, le Saint descendit un jour auprès du ruisseau et étendit sa crosse en prononçant quelques prières. La Rance s’élargit soudain jusqu’à devenir une rivière navigable.

Si, comme nous, vous trouvez que l’âne est un compagnon de route plutôt qu’un "nuisible", essayez les Balades d’Is’Ane !

 

5 - Forêt de Villecartier

 

On dit qu’au milieu de la forêt de Villecartier à Bazouges-la-Pérouse, existait une immense ville, découpée en quartiers par de grandes et longues rues. En son centre trônait une fontaine. A cette époque, les poules vaquaient librement et venaient très souvent picorer au pied de la fontaine, ce qui attisa la curiosité de quelques-uns qui se mirent en tête qu’un trésor se trouvait enfoui là. Une nuit, à grand renfort de pelles et de pioches, un groupe d’hommes se mit à creuser… tant et si bien qu’ils firent s’effondrer l’édifice qui noya toute la ville !

Aujourd'hui encore, on entend parfois qu’une vieille pierre bouche l’entrée de cette source et que si on l’en retirait, le pays se retrouverait une nouvelle fois sous les eaux...

 

6 - La Pierre Saint-Eustache de Saint-Aubin-du-Cormier

 

Selon la légende, cette pierre à bassin (souvent un rocher sculpté destiné à recueillir les eaux de pluie) aurait eu le pouvoir de donner un mari aux femmes qui y grimpaient  le jour de l’assemblée du vendredi saint pour regarder sans rougir les pèlerins.

Une autre légende affirme qu'un trésor serait caché sous cette pierre. Serait-ce pour le protéger qu’il est promis le décès dans l’année à qui le trouvera ?

Le Pays de Saint-Aubin se parcourt notamment à cheval, alors… en selle !

 

7 - Le brigand d’Andouillé-Neuville

 

Une curieuse légende que celle-ci : Lénard était un bandit qui sévissait dans la région d'Andouillé-Neuville et faisait régner la terreur. Un jour, après avoir goûté une pomme trop amère, il la jette loin de lui et elle reste suspendue aux branches d’un arbuste.

Quelques temps après, revenant d’un nouveau détroussage, Lénard est surpris de trouver, à l’endroit où il l’avait laissée, sa pomme en parfait état. Il la goûta de nouveau et la trouva parfaitement exquise. Il comprit alors que tout en ce monde a droit à une seconde chance et se promit de faire dès lors autant de bien qu’il avait fait de mal par le passé.

C’est dans la foulée qu’il aperçut un paysan qui s’efforçait de sortir sa charrette coincée dans une ornière. Il  courut pour lui venir en aide mais le paysan, se croyant attaqué, le tua d’un coup de bâton.

Vous pouvez visiter le tombeau de Léonard (ou Lénard) en suivant cette piste.

 

8 - Le menhir du Champ Dolent

 

Le Menhir du Champ-Dolent à Dol-de-Bretagne impressionne par son envergure : plus de 9 mètres de haut pour 8 mètres de diamètre. Dressé au néolithique et enfoncé de 5 mètres environ dans le sol, la légende raconte qu’il s’enfonce imperceptiblement dans le sol chaque fois qu’il y a un mort. Quand il disparaîtra, ce sera la fin du monde.

On dit à Pleine-Fougères : “Quand la Roche Biquet tombera, le monde finira”.

Rien ne presse. Et vous aurez encore tout le temps de flâner sur le circuit de Nominoé si vous passez dans la région.

 

9 - Les Demoiselles de Langon

 

À quelques encablures du bourg de Langon se trouve un site mégalithique très étonnant : dénombrant 40 pierres au moins lors de sa découverte, il n’en compte plus que 29, étrangement organisées en différents arcs de cercle. On raconte que des jeunes filles préférant aller danser dans la lande plutôt que de se rendre à la messe auraient été punies par Dieu et changées en pierres.

 

10 - La pierre au diable (Monthault)

 

A Monthault, cet énorme rocher aurait dû participer à l’édification du Mont Saint-Michel. L’archange avait obligé Satan à transporter des pierres mais, harassé de fatigue, ce dernier les aurait abandonnées au milieu de la forêt. La plus grosse d’entre elles porterait encore les marques de ses terribles griffes.

(C’est fou ce que le diable a abandonné comme pierres ! On en trouve une également à Noyal-sous-Bazouges : le menhir de la Pierre Longue, qui serait un vestige d’un combat entre Satan et l’archange).